Nombre record de cas de trespassing en 2017 - 01/02/2018

2017 a été une année noire en matière de « trespassing », un terme désignant la présence illicite d’individus sur le domaine ferroviaire.  7 personnes ont perdu la vie et 7 autres ont été grièvement blessées. Les trespassers, ces personnes non-autorisées, provoquent chaque jour plus de 6h de retard. Un lourd bilan mais également un triste record. Il n’y a jamais eu autant de trespassers sur le réseau ferroviaire belge que l’année passée.

Un nombre record de signalements

Le nombre de trespassers a connu un pic en 2017, malgré toutes les mesures prises. Il y a eu pas moins de 807 signalements d’individus s’aventurant sur ou à proximité immédiate des voies, à des endroits où cela est interdit. Par rapport à 2016, le nombre de signalements a augmenté de 16% en 2017. Jamais nous n’avions enregistré autant de signalements officiels.

Bilan mortel

Le trespassing est mortellement dangereux. En 2017, nous avons dénombré 7 morts et 7 blessés graves. Plusieurs jeunes font partie des victimes.

Les dangers du trespassing sont trop souvent banalisés. Beaucoup de gens pensent pouvoir traverser rapidement les voies en toute sécurité. Ils sous-estiment la vitesse d’un train en approche. Ou ils traversent les voies après le passage d’un train, sans avoir conscience qu’un autre train pourrait arriver dans l’autre sens.

Trespassings 2012 2013 2014 2015 2016  

2017*

Nombre de signalements 478 477 509 573 679 807
Décès 2 9 9 4 7 7
Blessés graves 5 4 7 3 1 7
Minutes de retard 66.039 54.777 62.741 112.327 118.872 140.312

* Chiffres provisoires 2017

Le trespassing provoque plus de 6h de retard par jour

Les trespassers mettent souvent à mal la ponctualité du trafic ferroviaire. Outre la souffrance humaine, ce phénomène a également provoqué 140.312 minutes de retard pour le trafic ferroviaire l'année passée. Cela équivaut à plus de 6h de retard par jour pour les voyageurs.

Traverser les voies pour prendre un raccourci

Le trespasser type est un homme âgé de 18 à 34 ans. Il s’agit souvent d’un navetteur et il habite généralement à proximité de l’infrastructure ferroviaire. C’est ce qui ressort d’une enquête... Les chiffres de 2017 montrent que presque la moitié (45%) des trespassers souhaitait prendre un raccourci.

Motivation des auteurs %
Prendre le chemin le plus court 46%
Lieu pour se regrouper 20%
Lieu de promenade 16%
Attrait pour le danger 8%
Perte d'un objet dans les voies 4%
Crainte d'emprunter un couloir sous voies 4%
Lieu de recueillement 2%

 

Il y a au total 53 hotspots sur le réseau ferroviaire belge (29 dans des gares et points d’arrêt, 17 sur le réseau ferroviaire et 7 sur des passages à niveau). Il s’agit de zones du domaine ferroviaire plus propices aux faits de trespassing. La moitié du nombre de cas de trespassing signalés a lieu sur 11% du réseau ferré.

Continuer à investir dans des mesures

Cela fait déjà plusieurs années que l’on investit dans de nombreuses mesures pour endiguer le phénomène mortellement dangereux du trespassing. La première priorité reste la gestion et la sécurisation des hotspots :

  • Contrôles de la police et de Securail (SNCB)
  • Actions de sensibilisation (Infrabel)
  • Clôtures et panneaux d’interdiction (Infrabel)
  • Surveillance vidéo (Infrabel)
  • Tapis-obstacles (Infrabel)

Infrabel appelle encore une fois chacun à respecter les règles de sécurité et à ne jamais circuler sur les voies là où c’est interdit.