Décès d’un père et ses 2 enfants à un passage à niveau - 12/06/2018

Un père et ses 2 enfants perdent la vie en se faisant heurter par un train à un passage à niveau. Le système de signalisation fonctionne pourtant parfaitement.

Heureusement, il ne s’agit ici que d’un « crash test », et les protagonistes sont des mannequins. Les résultats, enregistrés scientifiquement, sont toutefois percutants : personne n’aurait survécu à cet accident !

Une première mondiale !

Malgré les campagnes et actions de sensibilisation, le nombre d’accidents aux passages à niveau ne diminue pas. En 2017, il y a eu 51 accidents et 9 décès. Ce crash test rappelle à tous l’importance de respecter la signalisation aux passages à niveau.

Jusqu’à présent, aucun « crash test » entre un train et un véhicule routier n’avait jamais été réalisé à des fins scientifiques et dans le but de se former. Cette première mondiale aura permis à Vias de prendre des mesures sur le véhicule pendant l’accident, aux pompiers de Mons de réaliser la désincarcération des 3 « victimes », à la Police fédérale des Chemins de Fer de former de jeunes recrues aux accidents impliquant un véhicule routier, et à Infrabel de travailler à la remise en état de l’infrastructure ferroviaire.

> Vers la campagne d'Infrabel

Un crash test réaliste, en toute sécurité

Le véhicule est immobilisé sur le passage à niveau de Frameries (Mons), alors qu’un train approche. Les conditions sont réelles, comme il s’en produit chaque semaine !

Une « locomotive-bélier », sans conducteur, est poussée par une autre locomotive. Celle-ci freine, laissant le bélier heurter le véhicule immobilisé sur le passage à niveau à une vitesse de 75km/h. Pour freiner la « locomotive-bélier », pas moins de 9 dispositifs de sécurité différents ont été prévus, testés chacun 5 fois avec succès. Le premier dispositif a rempli son office, et le train s’est arrêté en toute sécurité, 150m après la collision.

Pour réaliser cet exercice, Infrabel a respecté sa priorité absolue : la sécurité ! Voie mise hors service, zone sécurisée sur une distance de près de 2km, gardiennage des passages à niveau en amont et en aval par la Police des Chemins de Fer et par Securail, présence de la police locale sur le site. Des drones avaient aussi effectué une reconnaissance avant le lancement de l’opération, pour s’assurer qu’aucun curieux n’était dans la zone d’opération. Et, les équipes d’Infrabel étaient aux côtés du seul riverain sur le parcours du train. Aucune gêne non plus pour les voyageurs puisqu’il n’y a pas de trafic le week-end, sur cette ligne.

Une campagne unique

Une dizaine de caméras ont filmé le crash. Chaque discipline a pu dès lors disposer des images pour assurer sa propre campagne de sensibilisation. Une campagne transversale, où chaque corps de métier aborde une même thématique sous un angle différent, mais avec la même conclusion. Ce qui rend cette campagne également unique sur le plan de la communication.

Pour visualiser la campagne de Vias

Pour visualiser la campagne d'Infrabel

Cette campagne, née et développée par les équipes d’Infrabel de la région de Mons, a pu être mise sur pied avec le soutien de Vias, et l’aide de la SPC (Police des Chemins de Fer), de la Police locale, de Securail, des autorités communales de Frameries et Genly, ainsi que de l’entreprise SDC qui a mis gracieusement à disposition l’épave nécessaire au « crash test ».